vendredi 2 octobre 2009

Séance du 13 octobre 2009

Séance de reprise pour l'année académique 2009 - 2010, mardi 13 octobre à 17 h., salles Uni3, Passage Baud-Bovy.

"Jardins secrets"
Présentation en images par M. Charly Meyer
Environ 20 minutes

et

"Portrait de ville: Beyrouth"
Présentation en images par M. Jean-Marc Meyer
Environ 45 minutes

Invitation cordiale à tous !

mercredi 9 septembre 2009

Séance du 9 juin 2009

Première présentation: "Madagascar, octobre - novembre 2008" par Monsieur Jacques NAEF.

Baobab











Les pasteurs et leur troupeau de zébus








Village de pécheurs








Le train de Fianarantsoa à Manakara








L'offre alléchante des villageois dans les gares








L’un des buts de ce voyage était de retrouver le train construit par un parent de l’auteur à Madagascar. Mais ce fut aussi l’occasion d’une découverte de plusieurs régions de l’île, avec leurs paysages, leur faune et leur flore, leurs populations et leurs cultures. C’est d’ailleurs sous cette forme didactique que les photos rapportées par l’auteur ont été organisées pour cette présentation.

Le centre de l’île est souvent très montagneux, difficilement accessible, alors que les côtes peuvent offrir de véritables paradis. La végétation est parfois unique, comme certaines fleurs et ces baobabs au tronc énorme.

La capitale n’est pas vraiment spectaculaire, les petits villages montrant par contre d’intéressants contrastes entre les styles indigènes et européens. Les activités rurales sont les plus intéressantes, avec la culture du cacao ou du riz ou encore des noix de cajou. La pêche artisanale sur de frêles embarcations ou l’élevage de troupeaux dans des conditions très rudes montre bien la grande pauvreté des campagnes.

Le train en question relie Fianarantsoa, situé à l’intérieur, à Manakara sur la côte est de l’île. Le parcours montagneux s’effectue lentement, avec des haltes dans chaque gare, où de nombreux Malgaches offrent des nourritures locales aux voyageurs, et le spectacle des gares ou du tracé hardi dans une nature sauvage en fait l’un des points forts de ce voyage.


Seconde présentation: "
L'Afghanistan perdu", par Mme Anne-Rose MÜLLER.


Un voyage aventureux








Les lacs de Band-i-Amir








Mme Müller faisant l'apprentissage du tissage








Un petit cavalier qui rappelle ceux de Joseph Kessel et dujeu du "bouzkachi"








Madame Müller a fait ce voyage en 1977, avec un groupe d’amis. Pour sa présentation, elle repris ses photos papier de l’époque, prises avec un vieux Rollei 35, et elle les a scannées. Le partage d’un véritable trésor personnel !

Un voyage organisé par eux-mêmes, vers un pays qui n’avait pas encore subi l’invasion russe. Sur place, un guide afghan, un petit bus Toyota de 10 places et un camion russe très robuste, mais aussi très rustique.

Le parcours paraît simplement impossible aujourd’hui : de Kaboul vers Ghazni, Kandahar et Herat, puis retour vers Kaboul par la Piste du Centre, en passant par Jam, les merveilleux lacs de Band-i-Amir, les Bouddhas de Bamiyan, et Kaboul. Une chance s’étant offerte, le voyage s’est ensuite poursuivi vers l’est, en direction du Pakistan, vers le Nouristan, une région habituellement interdite mais à cette époque exceptionnellement ouverte aux étrangers.

La succession de ces images d’un monde perdu provoque une intense émotion, et l’on ne sait pas trop si cela est dû aux paysages exceptionnels, ou aux multiples rencontres avec des gens d’une grande simplicité, très discrets mais qui finissent toujours par se montrer très accueillants envers ceux qui les approchent.

Un témoignage exceptionnel, qui a su nous faire rêver au passé lumineux et à jamais disparu d’un pays dont les médias ne cessent de nous montrer la sombre réalité d’aujourd’hui.

mardi 9 juin 2009

Programme pour le trimestre d'automne 2009

Les dates suivantes ont été retenues pour les prochaines séances de présentation de notre Groupe:

Mardi 13 octobre 2009

Mardi 10 novembre 2009

Mardi 8 décembre 2009

toujours de 17h à 18h30, au 8-10 Passage Baud-Bovy.

Cette heure doit permettre d'assister aux conférences d'Uni3 du mardi et de venir ensuite à la séance de notre groupe, ou de disposer d'une bonne partie de son après-midi avant de venir à la séance.

Comme toujours, toutes les informations seront sur notre blog http://uni3reportages.blogspot.com

La plupart des places du programme d'automne sont encore libres: participez, présentez vos souvenirs de voyage lors d'une de ces séances. Prenez contact avec l'un des deux responsables du groupe pour annoncer votre projet:
Jean-Marc.Meyer@unige.ch et andre.vifian@bluewin.ch

Pour faire suite à la dernière présentation de M. Yves Finet sur le Bhoutan, voici une information qu'il m'a transmise récemment:

"Pour ceux que cela intéresse, quelques photos du Bhoutan sont aussi visibles sur une section de mon site "Scanning the planet" (adresse générale : http://www.scanningtheplanet.org/), plus particulièrement à

http://www.scanningtheplanet.org/terrestrial-landscapes-in-asia/subcategory-1/index.htm

pour les paysages du Bhoutan,

http://www.scanningtheplanet.org/cities-and-monuments-in-asia/subcategory-1/index.htm
pour les monuments au Bhoutan, et

http://www.scanningtheplanet.org/plants-and-flowers-in-asia/subcategory-1/album1-smallimages/album1.htm
pour quelques plantes et fleurs du même pays.
"

Bon visionnement et au plaisir de vous revoir à l'automne !

lundi 18 mai 2009

Prochaines séances

Mardi 9 juin 2009
Salles Uni3, 8-10 Passage Baud-Bovy, à 17 heures

Séance de présentations

"L'Afghanistan oublié"
par Mme Anne-Rose Muller
Photos d'un voyage effectué il y a trente ans
Présentation PowerPoint 30 minutes

"Madagascar"
par M Jaques Naef
Présentation PowerPoint 30 minutes

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Mercredi 3 juin 2009
Salles Uni3, 8-10 Passage Baud-Bovy, de 14 à 17 h

Atelier photo numérique # 5 pour avancé
Thème: vos photos sur Internet et création d'un livre de photos
Selon invitation

Séance du 12 mai 2009

Le Bhoutan : une autre Suisse dans l’Himalaya

par M. Yves Finet










Champs de riz dans la vallée de Paro













Monastère du Tigre (Taktsang) au nord de Paro (altitude environ 3.000 m)










Enfants près de Damphay, région de Bumthang






Vue sur la chaîne himalayienne depuis le sentier du trek "Druk Path" près de Labana et du Col de Phume La (altitude 4.200 m)


C’est le récit d’un voyage effectué en 2003 que M. Finet entreprend de nous présenter tout d’abord oralement puis à l’aide de diapositives. Le Bhoutan est un petit pays situé sur les contreforts de l’Himalaya, entre la Chine au Nord, et l’Inde pour le reste de ses frontières. Pas de communication avec le voisin chinois, les montagnes culminant à 7500 m formant une barrière infranchissable, en majeure partie inviolées à ce jour en raison de l’interdiction d’ascension imposée par le Bhoutan. L’accès au Bhoutan est très limité (pas plus de 8000 touristes par an), mais les gens sont très accueillants. Bouddhistes, ils ont un très grand respect pour leur environnement et vivent en parfaite harmonie avec la nature. Environ 700'000 habitants bhoutanais pour un territoire grand comme la Suisse, couvert à 70% par des forêts primaires qui n’ont jamais été exploitées. Les principales villes (Paro et l’unique aéroport du pays, Thimphou la capitale) jouissent d’infrastructures modernes, établies récemment dans cette monarchie parlementaire très soucieuse du bien de ses habitants et d’un respect farouche d’une nature encore pratiquement intacte. Voyager dans ce pays se mérite : limitation du nombre de touristes, difficultés de déplacement, infrastructures touristiques bonnes mais très réduites, coûts élevés (une offre récente pour un voyage de deux semaines à la mi-novembre 2009 s’élève à CHF 12'900.- par personne !). Les rares touristes sont guidés mais choyés, même lors des treks entre plaines et cols à plus de 3500 m.

Très belles photos de l’auteur, qui rendent bien l’ambiance parfois humide en altitude et la variétés des fleurs trouvées le long du chemin.

Malgré l’inconfort du lieu de visionnement (dans un couloir, pour avoir suffisamment d’obscurité), accueil très enthousiaste de la part du public. L’abondance de diapositives n’a pas permis de faire le tour complet de ce voyage d’exception, et une seconde séance est prévue pour l’hiver prochain, quand la lumière extérieure sera plus faible pour bien apprécier les diapos.

Moment très fort à la fin de la présentation, quand une membre de notre groupe a montré les photos de son propre voyage au Bhoutan dans les années 80. A quelque 20 ans de distance, les images sont étonnamment semblables.

lundi 6 avril 2009

Prochaines séances

Présentation

Mardi 12 mai 2009, à 17 h., salles d'Uni3, 8-10 Passage Baud-Bovy

"Bhoutan: une autre Suisse dans l'Hymalaya"
par M. Yves Finet
Présentation avec diapositives
Durée: 1 heure environ

Atelier photos (pour membres inscrits)

Mercredi 22 avril 2009, de 14 à 17 heures, salles d'Uni3, 8-10 Passage Baud-Bovy
Programme selon convocation

Séance du 31 mars 2009

Art et lumière en Franche-Comté
Par Mme Lucienne MONNEY





Notre-Dame du Haut, Ronchamp








Fresque de Le Corbusier, entrée de Ronchamp







Eglise du Sacré-Coeur d'Audincourt








Audincourt, vitraux de Jean Bazaine dans le baptistère










Les Bréseux, église St-Michel








Les Bréseux, vitraux d'Alfred Manessier



Le voyage organisé en mai 2007 par la section artistique d’Uni3 a été l’occasion de découvrir, en deux jours, trois sites religieux de Franche-Comté, dans la région de Belfort et Montbéliard, qui se distinguent par leur architecture et des vitraux exceptionnels.
Ronchamp tout d’abord, avec sa Chapelle de Notre-Dame du Haut construite par Le Corbusier en 1955, sur les ruines d’une ancienne chapelle détruite pendant la guerre. C’est une des premières fois que le béton est traité comme une matière artistique, avec ces grandes voiles sombres sur un socle blanc. Intimiste à l’intérieur, la chapelle est trop petite pour accueillir les grands rassemblements de pèlerins du 15 août, qui ont lieu sur le pré face à la chapelle. A remarquer : la fresque de Le Corbusier sur la porte d’entrée.
L’église du Sacré-Cœur d’Audincourt date de 1951 et est l’oeuvre de l’architecte Maurice Novarina (qui construisit aussi la chapelle du Plateau d’Assy). Elle se distingue par un remarquable baptistère orné de vitraux de Jean Bazaine, et d’une couronne de 17 vitraux de Fernand Léger qui s’étendent tout autour de la nef principale. La force expressive est donnée par le choix des couleurs puissantes et les motifs symboliques représentant la Passion du Christ.
L’église St-Michel, aux Bréseux est une église de village apparemment sans grand intérêt, vue de loin. Mais quand on y entre, on est immédiatement subjugué par la beauté des grands vitraux d’Alfred Manessier, réalisés juste après la guerre entre 1948 et 1950. D’une hauteur d’au moins 6 mètres, ils frappent par la vibration des couleurs, mêlées dans de grands élans lyriques non figuratifs. Une vraie splendeur !
Cette pérégrination franc-comtoise a permis de mettre en évidence la formidable vitalité artistique d’une région dans une période bien précise : la décennie qui suivit la fin de la 2ème guerre mondiale, où des artistes de grands renom ont pu s’exprimer en toute liberté, soutenus dans leur élan créateur par une population qui voulait à nouveau voir au-delà de la grisaille de cette période. De l’autre côté de la frontière, dans le Jura suisse, on a assisté à un renouveau artistique similaire, avec la création de très nombreux vitraux dans plusieurs églises.


L’empereur Frédéric II et Castel del Monte
Par M. Attilio Barenco









L'empereur Frédéric II de Hohenstaufen








Castel del Monte








La situation isolée de Castel del Monte









La cour octogonale








La structure octogonale de l'édifice





La présentation de M. Barenco illustre parfaitement le genre de réflexion que suscitent parfois des visites apparemment anodines, pendant des vacances. Castel del Monte est situé dans les Pouilles, en Italie, où l’auteur passait quelques jours de vacances en 2003. Peu attiré par la plage, il s’est rendu à Castel del Monte, un étrange château isolé sur une colline à quelque 25 km de la mer. Quelques années plus tard, encore hanté par la vision de cette œuvre si particulière, il a entrepris une étude plus approfondie tant sur le constructeur que sur le site lui-même.
Cette construction a été menée par Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250), empereur du Saint Empire Romain Germanique et pourtant roi de Sicile. Doué d’une très riche personnalité, il marqua son époque par ses travaux de législateur et de poète, et par sa participation aux Croisades. Bâtisseur et superstitieux, mais rationnel, il entreprend la construction de Castel del Monte sur la base de données symboliques que l’on retrouve dans de multiples aspects de l’édifice : utilisation du nombre d’or, du chiffre 8, de la position et de l’orientation du bâtiment, dont on ne sut jamais s’il fut un vrai château de cour, un pavillon de chasse, ou une sorte de temple. Sur un plan octogonal, il comporte huit tours octogonales, et la position et la hauteur des murs ont été calculées pour permettre le passage du soleil à des points précis de l’édifice à des moments précis de l’année (solstices).
L’allure du bâtiment et sa situation isolée au sommet d’une petite colline, au milieu de nulle part, sont impressionnantes. La mise en évidence des concepts symboliques qui guidèrent la construction l’est tout autant. On a toujours de la peine aujourd’hui, dans notre siècle de haute technologie, à imaginer une période du Moyen Age où l’intelligence de quelques-uns, véritable élite parmi une population encore assez fruste, permet de construire des édifices de ce type, qui rivalisent aisément en terme de complexité avec les grandes cathédrales.
Les démonstrations apportées par M.Barenco ont été une vraie joie pour l’esprit !
Castel del Monte figure aujourd’hui dans la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.