mercredi 28 avril 2010
Prochaines séances
Monsieur André Maeder: deux présentations à la suite:
"Quelques phénomènes naturels lumineux de jour et de nuit"
et
"Petra et la Jordanie 180 ans après les aquarelles de David Roberts"
Mardi 8 juin 2010 à 17 h., locaux d'Uni3 à Baud-Bovy:
Madame Doris Charollais:
"Haïti, premier pays du monde issu de l'abolition de l'esclavage, hier et aujourd'hui"
Bienvenue à tous !
Toutes les informations sur notre blog:
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lundi 26 avril 2010
Séance du 13 avril 2010
Par M. Attilio Barenco
Avec le talent et la force de conviction que nous lui connaissons, Monsieur Barenco nous a fait part de ses impressions lors du voyage effectué au printemps 2009 dans le nord de l’Iran. Voyageant à nouveau avec un couple d’amis iraniens, il a pu approcher ce pays, comme il l’avait déjà fait deux ans auparavant, dans des conditions bien différentes de celles qu’offrent généralement des tours organisés par des voyagistes.
Partis de Téhéran en voiture, la première étape sur le chemin de Tabriz est le sanctuaire de Soltanyieh, en fait une mosquée funéraire, avec des voûtes décorées impressionnantes.
Puis ce fut Tabriz, halte très ancienne sur la route de la soie, ville principale de l’Azerbaïjan iranien. Le bazar avec ses divers caravansérails, ses boutiques innombrables, son hall aux tapis, invite à la flânerie et l’aventure du marchandage, sans lequel aucune visite ne serait complète.
La Mosquée Bleue et ses faïences bleues parmi les plus belles de tout l’Iran (dont on ne voit malheureusement aujourd'hui que des reproductions en peinture, suite à la destruction de la mosquée par un tremblement de terre), la forteresse, la Maison de la Constitution (réminiscence de la révolution de 1906) – autant d’occasions de découvrir les facettes les plus prometteuses de la ville.
Plus au nord, la rivière Araxe fait frontière avec les voisins du Nord : le Nakhitchevan (province séparée de l’Azerbaïdjan), l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
A Jolfa, une belle église arménienne, Saint Stéphane, avec son dôme aux décorations à la fois si simples et si savantes.
Puis ce fut le Lac Ouroumieh , vaste étendue un peu terne, salée.
De là, en route vers Ardebil, berceau de la dynastie des Safavides, avec sa très belle mosquée-mausolée du Sheikh Safi : céramiques bleues, plafonds aux décorations très élaborées,
la succession des petites niches pour abriter la collection de porcelaines chinoises réunies par le shah Abbas 1er - tout n’est qu’enchantement pour l’œil.
Le temps grisaille et un banc de brouillard semblent protéger l’accès à la mer Caspienne. Il est vendredi, les Iraniens profitent de leur jour de congé, on se plonge dans la vie quotidienne des habitants de la région.
A Astara, au bord de la mer, les tapis pendent devant les maisons, attendant un acheteur. Les cultures de riz animent la campagne.
A Masuleh, on découvre un petit village accroché à la montagne, avec ses anciens bâtiments, ses ruelles étroites et vivantes.
Le voyage se terminera à Sari, en passant par les villages côtiers de Ramsar et de Valiabad, où le couple d’amis iraniens possède une jolie maison. C’est à Sari que Hady l’ami iranien retrouve la maison de ses parents, le vieux puits, les cultures de riz, les fouilles archéologiques… Un périple riche en découvertes et en émotions, que l’orateur a su à merveille nous faire partager.
mardi 9 mars 2010
Séance du 9 mars 2010
Souvenirs d’Arménie
Myriam et Bernard Hauck
Erevan et le Mont Ararat
Centre d'Erevan
Exemple de Katchkar (monument funéraire)
Monastère de Marmashen (Xe - XIe siècles)
Monastère de Tater (IXe et XIIe siècles)
Jeunes Russes en promenade à Lermontovo
Le caravansérail du Col de Selim (1332)
La présentation de Myriam Hauck, dont le commentaire est ponctué par quelques ajouts de son mari, rend compte de ses impressions durant un voyage d’une dizaine de jours en mai 2009. Ce petit pays de moins de 3'500'000 habitants, entouré de toutes parts par des pays souvent hostiles, sans accès à la mer, sans grandes ressources, souvent envahi au cours de son histoire, essaie de survivre à l’effondrement du régime soviétique. Le tremblement de terre de 1988, le chômage élevé, la guerre pour le Haut-Karabagh, ont laissé des traces sur la vie quotidienne des habitants. Mais la très longue histoire du christianisme et de l’Eglise arménienne, la beauté des monastères, la richesse des manuscrits anciens, la ferveur des habitants, sont autant de joyaux que l’on découvre en parcourant le pays. Face à la capitale Erevan se dresse le Mont Ararat, imposant au-dessus de la plaine, ultime refuge de Noé pendant le déluge – mais inaccessible aujourd’hui pour les Arméniens, puisque situé en Turquie, ce voisin que l’on n’arrive toujours pas accepter à cause de son refus de reconnaître le génocide de 1915.
Dans ce contexte tourmenté, les monastères des Xe et XIe siècles apparaissent vraiment comme des lieux de paix et de beauté – Marmashen, Sanahin, Tater, Haghartsin. Par leur méthode de construction particulière, certains ont ainsi échappé aux multiples séismes et nous sont parvenus intacts. Sanahin : village natal des frères Mikoyan, dont l’un fut ministre du ravitaillement sous Staline et utilisa les monastères comme greniers à grain (les sauvant ainsi de la destruction par les athées soviétiques), et l’autre constructeur, avec Gourevitch, d’avions de guerre dont le fameux MiG 21 ! Ailleurs, c’est la trace laissée par la Russie tsariste, qui a déplacé vers 1850, le long d’une route, tout une communauté de croyants sectaires, dans ce qui est devenu le petit village russe de Lermontovo. Y subsiste une Russie oubliée et paysanne, où se retrouvent des formes architecturales et des modes de vie que l’on croirait encore d’une autre siècle. – Une incursion dans la République du Haut-Karabagh a permis de mieux saisir toute la violence de la guerre et la lutte pour la reconstruction de ce minuscule pays de montagne, notamment à Chouchi. Autre paysage de montagne : le col de Sélim, avec son extraordinaire caravansérail du XIVe siècle, sur l’antique route de la soie, aplati sur son flanc de montagne, et pourtant richement décoré de motifs purement orientaux. – Retour vers la capitale, encore marquée par les constructions grandioses du temps des soviétiques, mais qui peine à accueillir les quelque 1'100'000 habitants qui s’y pressent. Pour terminer, quelques vues insolites : les restes de grandioses constructions soviétiques abandonnées en rase campagne avant d’être terminées, les tuyaux de distribution du gaz qui zigzaguent à deux mètres du sol à travers la ville, les petites marchandes qui essayent de vendre aux touristes leurs petits tricotages…
Un pays attachant par la gentillesse de ses habitants et par l’impressionnante beauté de ses monastères, fortement soutenu par une diaspora puissante qui finance la reconstruction ou l’entretien de routes ou d’églises.
jeudi 25 février 2010
Changement de programme
La présentation prévue le 9 mars prochain par M. Jean-François Duchosal a dû être annulée, car il est appelé en mission à Haïti pour la planification de la reconstruction de l'école genevoise de Port-au-Prince. Sa présentation est repoussée à l'automne prochain.
En remplacement, nous aurons mardi 9 mars 2010 à 17 heures, comme d'habitude au Passage Baud-Bovy, une présentation par notre président et son épouse, Bernard et Myriam Hauck, sur:
"Souvenirs d'Arménie"
Nous les remercions chaleureusement d'avoir ainsi accepté au pied levé de nous faire partager leur récente découverte de ce pays au sud du Caucase.
Bienvenue à tous!
Séance du 9 février 2010
par Monsieur Michael P. Brown
C'est sur la base de son expérience personnelle dans ce pays encore assez secret que M. Brown a préparé sa présentation.


Mosquée Sultan Omar Ali Saifuddin, à Bandar Seri Begawan
Capitale du Brunei, Bandar Seri Begawan
Les taxis rapides de la capitale
La somptueuse forêt tropicaleLe sultanat de Brunei - de son vrai nom Negara Brunei Darussalam , l'Etat de Brunei, l'asile de paix - est situé sur l'île de Bornéo, enclavé dans la partie de cette grande île du sud-est asiatique appartenant à la Malaisie. D'une superficie de 5765 km carrés, il ne compte que 350'000 habitants environ, dont les deux tiers sont musulmans sunnites. Le sultanat est indépendant depuis 1984, après une longue période de protectorat britannique, une sanglante rébellion en 1962 et un violent conflit avec la Malaisie. Le sultan actuel, Hassanal Bolkiah, règne en maître absolu, puisqu'il est chef de l'Etat et du gouvernement, premier ministre, ministre de la défense, ministre des finances, recteur de l'Université, chef de la police et commandeur des croyants... Les deux épouses du Sultan sont reines, et le fils désigné pour lui succéder au Sultan a récemment épousé la fille d'une Fribourgeoise et d'un fonctionnaire du Brunei.
Le sultanat possède l'un des produits intérieurs bruts par habitant les plus élevés de toute la région et tire sa fortune du pétrole. Mais un fonds spécial de développement a été créé pour préparer l'après-pétrole.
Le contraste est fort entre les habitations des gens aisés et celles des pauvres, construites traditionnellement sur la mer, dans la capitale Bandar Seri Begawan. La mosquée Sultan Omar Ali Saifuddin domine la ville avec sa coupole recouverte d'or. Les transports se font essentiellement par les rivières, comme partout dans l'île de Bornéo, et dans la capitale, les taxis les plus rapides sont des bateaux simples et munis de puissants moteurs hors-bord. Hors des villes, la forêt vierge occupe encore une bonne partie du territoire et offre au visiteur étranger un dépaysement garanti.
La grande richesse du pays et la direction très personnelle du Sultan sont la source de bien des surprises pour celui qui découvre ce petit pays encore peu connu, comme la gratuité des soins médicaux, l'absence d'impôts, et le train de vie somptueux d'un monarque tout-puissant.
lundi 1 février 2010
Annonce de séances
Mardi 9 février 2010:
Brunei, par M. Michael P. Brown
Mardi 9 mars 2010:
De Genève à Jérusalem, 5000 km à pied en 154 jours, par M. Jean-François Duchosal
Mardi 13 avril 2010:
Iran: des pierres de Tabriz à la douce Caspienne, par M. Attilio Barenco
Mardi 11 mai 2010:
Quelques phénomènes naturels lumineux de jour et de nuit, et
Petra et la Jordanie 180 ans après les aquarelles de David Roberts, deux sujets présentés par M. André Maeder
Mardi 8 juin 2010:
Haïti, premier pays du monde issu de l'abolition de l'esclavage, hier et aujourd'hui, par Mme Doris Charollais
Comme toujours, à 17 heures, dans les locaux de l'Uni3 au Passage Baud-Bovy 8-10.
Bienvenue à tous !
Séance du 12 janvier 2010
Par M. Alain Junod

Jardin des Tarots, Niki de Saint PhalleLa Lune
Jardin des Tarots, Niki de Saint PhalleLe Diable
Fondation Daniel SpoerriEva Aeppli, les Signes du Zodiaque
Fondation Daniel SpoerriOlivier Estoppey, Dies Irae
Jardins des SuoniPaul Fuchs, sculptures sonores
Découvertes personnelles au cours de plusieurs voyages en Toscane, les trois jardins d’artistes présentés sont très différents dans leur style et leur renommée. Le plus connu est sans conteste celui de Niki de Saint Phalle (1930-2002), situé à Garavicchio, près de Capalbio, consacrés au Jeu des Tarots (Giardino dei Tarocchi). Connue surtout pour ses monumentales « nanas », l’artiste a créé ici un ensemble assez jubilatoire représentant les principaux sujets des cartes du jeu des tarots. Le jaillissement parmi les arbres et bosquets du jardin de ces 22 sculptures aux couleurs souvent violentes et aux grandes dimensions est spectaculaire.
Le second jardin est celui de la Fondation Daniel Spoerri est situé à Seggiano. Il s’agit d’un parc de sculptures que l’artiste suisse Daniel Spoerri (né en 1930) a ouvert au public en 1997. Il regroupe un ensemble de sculptures de l’artiste et de plusieurs autres artistes allemands et suisses. Installé dans une végétation apparemment plus ouverte que celle du Jardin des Tarots, il met très bien en valeur des œuvres aux caractères très différents. On retiendra notamment les ensembles de têtes sur colonnes d’Eva Aeppli ou le très vivant cortège d’oies dans le Dies Irae d’Olivier Estoppey.
Enfin, le troisième jardin, le Jardin des Suoni (Jardin des Sons), est celui de l’artiste allemand Paul Fuchs (né en 1936), situé à Boccheggiano, près de Roccastrada. C’est la propriété privée de l’artiste, qui habite sur place. Il n’a installé que ses propres œuvres, dans une nature assez sauvage. Beaucoup moins connu que les deux autres jardins, il offre un décor d’une grande simplicité pour des œuvres généralement de grande taille, dont l’une des caractéristiques singulières est l’interaction avec le vent pour produire des sons. La forte abstraction des œuvres en métal, souvent filiforme, peut dérouter plus d’un visiteur.
M. Junod termine par quelques photos personnelles très originales de la Toscane, bien loin des clichés traditionnels. On citera notamment celles de Massa Maritima et du petit village de Pitigliano, dans la province de Grosseto, accroché à une falaise de tuf et qui servit de refuge pour de nombreux juifs lors de la 2e guerre mondiale.
