M. Charly Meyer nous entraîne dans la découverte d’une curiosité proche de Genève, les « Jardins Secrets » d’Alain et Nicole Moumen dans le hameau de Lagnat, 74150 Vaulx, (www.jardins-secrets.com), à quelques dizaines de kilomètres de Genève. Commencés en 1980 par l’achat et la transformation progressive d’une vieille ferme, sise sur un domaine de 7000 m2 , les travaux menés par les deux propriétaires conduisent à la reconstruction progressive des dépendances et à la transformation de la maison principale en une succession de chambres et de jardins, tous plus impressionnants les uns que les autres par l’abondance des décorations et des meubles, créés et réalisés sur place. La promenade à travers les jardins, les cours fleuries et les chambres décorées par thèmes (le Jardin du Curé, Chez l’Apothicaire, etc.) est un véritable enchantement. Inspirés par l’Andalousie, le Proche-Orient ou simplement la région, tous permettent de mesurer la vigueur du travail fourni et l’habilité des créateurs et décorateurs « maison ». Une vraie découverte, et un coup de coeur que M. Charly Meyer a très bien su nous faire partager.
Portraits de villes : Beyrouth
par M. Jean-Marc Meyer
Sur la Corniche de Manara
L'Avenue Charles Malek à Achrafieh
La Grande Mosquée Al Amine,
sur la place des Martyrs
L'immeuble Barakat, emblématique
de la violence des combats sur la
"ligne verte" qui séparait la ville
pendant la guerre du Liban
L'accueil chaleureux des habitants
de Bourj Hammoud, le quartier arménien
Pour le premier de cette série de portraits de villes, M. Jean-Marc Meyer a présenté les divers caractères de Beyrouth, une ville encore marquée par les séquelles de la longue guerre de 1975 à 1990, mais qui renaît vigoureusement. Les communautés marquent de leur empreinte les divers quartiers de la ville, notamment par la construction (ou la reconstruction) d’édifices religieux qui contribuent à affirmer leur présence. En se promenant de quartier en quartier on en découvre les traits caractéristiques, mais on voit aussi un peu partout les meurtrissures d’un passé douloureux. Après la Révolution du Cèdre du printemps 2005, qui amena le retrait des troupes syriennes de tout le pays, plusieurs assassinats politiques ont encore eu lieu, une nouvelle guerre en 2006 et de nombreuses manifestations ont secoué durement la population – pour enfin arriver à une période d’apaisement où la joie de vivre éclate à nouveau de partout. Mais ce sont les Beyrouthins, surtout, si divers et pourtant si fortement Libanais, qui rendent cette ville si attachante.
Première présentation: "Madagascar, octobre - novembre 2008" par Monsieur Jacques NAEF.
Baobab
Les pasteurs et leur troupeau de zébus
Village de pécheurs
Le train de Fianarantsoa à Manakara
L'offre alléchante des villageois dans les gares
L’un des buts de ce voyage était de retrouver le train construit par un parent de l’auteur à Madagascar. Mais ce fut aussi l’occasion d’une découverte de plusieurs régions de l’île, avec leurs paysages, leur faune et leur flore, leurs populations et leurs cultures. C’est d’ailleurs sous cette forme didactique que les photos rapportées par l’auteur ont été organisées pour cette présentation.
Le centre de l’île est souvent très montagneux, difficilement accessible, alors que les côtes peuvent offrir de véritables paradis. La végétation est parfois unique, comme certaines fleurs et ces baobabs au tronc énorme.
La capitale n’est pas vraiment spectaculaire, les petits villages montrant par contre d’intéressants contrastes entre les styles indigènes et européens. Les activités rurales sont les plus intéressantes, avec la culture du cacao ou du riz ou encore des noix de cajou. La pêche artisanale sur de frêles embarcations ou l’élevage de troupeaux dans des conditions très rudes montre bien la grande pauvreté des campagnes.
Le train en question relie Fianarantsoa, situé à l’intérieur, à Manakara sur la côte est de l’île. Le parcours montagneux s’effectue lentement, avec des haltes dans chaque gare, où de nombreux Malgaches offrent des nourritures locales aux voyageurs, et le spectacle des gares ou du tracé hardi dans une nature sauvage en fait l’un des points forts de ce voyage.
Seconde présentation: "L'Afghanistan perdu", par Mme Anne-Rose MÜLLER.
Un voyage aventureux
Les lacs de Band-i-Amir
Mme Müller faisant l'apprentissage du tissage
Un petit cavalier qui rappelle ceux de Joseph Kessel et dujeu du "bouzkachi"
Madame Müller a fait ce voyage en 1977, avec un groupe d’amis. Pour sa présentation, elle repris ses photos papier de l’époque, prises avec un vieux Rollei 35, et elle les a scannées. Le partage d’un véritable trésor personnel !
Un voyage organisé par eux-mêmes, vers un pays qui n’avait pas encore subi l’invasion russe.Sur place, un guide afghan, un petit bus Toyota de 10 places et un camion russe très robuste, mais aussi très rustique.
Le parcours paraît simplement impossible aujourd’hui : de Kaboul vers Ghazni, Kandahar et Herat, puis retour vers Kaboul par la Piste du Centre, en passant par Jam, les merveilleux lacs de Band-i-Amir, les Bouddhas de Bamiyan, et Kaboul. Une chance s’étant offerte, le voyage s’est ensuite poursuivi vers l’est, en direction du Pakistan, vers le Nouristan, une région habituellement interdite mais à cette époque exceptionnellement ouverte aux étrangers.
La succession de ces images d’un monde perdu provoque une intense émotion, et l’on ne sait pas trop si cela est dû aux paysages exceptionnels, ou aux multiples rencontres avec des gens d’une grande simplicité, très discrets mais qui finissent toujours par se montrer très accueillants envers ceux qui les approchent.
Un témoignage exceptionnel, qui a su nous faire rêver au passé lumineux et à jamais disparu d’un pays dont les médias ne cessent de nous montrer la sombre réalité d’aujourd’hui.
Les dates suivantes ont été retenues pour les prochaines séances de présentation de notre Groupe:
Mardi 13 octobre 2009
Mardi 10 novembre 2009
Mardi 8 décembre 2009
toujours de 17h à 18h30, au 8-10 Passage Baud-Bovy.
Cette heure doit permettre d'assister aux conférences d'Uni3 du mardi et de venir ensuite à la séance de notre groupe, ou de disposer d'une bonne partie de son après-midi avant de venir à la séance.
La plupart des places du programme d'automne sont encore libres: participez, présentez vos souvenirs de voyage lors d'une de ces séances. Prenez contact avec l'un des deux responsables du groupe pour annoncer votre projet: Jean-Marc.Meyer@unige.ch et andre.vifian@bluewin.ch
Pour faire suite à la dernière présentation de M. Yves Finet sur le Bhoutan, voici une information qu'il m'a transmise récemment:
Monastère du Tigre (Taktsang) au nord de Paro (altitude environ 3.000 m)
Enfants près de Damphay, région de Bumthang
Vue sur la chaîne himalayienne depuis le sentier du trek "Druk Path" près de Labana et du Col de Phume La (altitude 4.200 m)
C’est le récit d’un voyage effectué en 2003 que M. Finet entreprend de nous présenter tout d’abord oralement puis à l’aide de diapositives. Le Bhoutan est un petit pays situé sur les contreforts de l’Himalaya, entre la Chine au Nord, et l’Inde pour le reste de ses frontières. Pas de communication avec le voisin chinois, les montagnes culminant à 7500 m formant une barrière infranchissable, en majeure partie inviolées à ce jour en raison de l’interdiction d’ascension imposée par le Bhoutan. L’accès au Bhoutan est très limité (pas plus de 8000 touristes par an), mais les gens sont très accueillants. Bouddhistes, ils ont un très grand respect pour leur environnement et vivent en parfaite harmonie avec la nature. Environ 700'000 habitants bhoutanais pour un territoire grand comme la Suisse, couvert à 70% par des forêts primaires qui n’ont jamais été exploitées. Les principales villes (Paro et l’unique aéroport du pays, Thimphou la capitale) jouissent d’infrastructures modernes, établies récemment dans cette monarchie parlementaire très soucieuse du bien de ses habitants et d’un respect farouche d’une nature encore pratiquement intacte. Voyager dans ce pays se mérite : limitation du nombre de touristes, difficultés de déplacement, infrastructures touristiques bonnes mais très réduites, coûts élevés (une offre récente pour un voyage de deux semaines à la mi-novembre 2009 s’élève à CHF 12'900.- par personne !). Les rares touristes sont guidés mais choyés, même lors des treks entre plaines et cols à plus de 3500 m.
Très belles photos de l’auteur, qui rendent bien l’ambiance parfois humide en altitude et la variétés des fleurs trouvées le long du chemin.
Malgré l’inconfort du lieu de visionnement (dans un couloir, pour avoir suffisamment d’obscurité), accueil très enthousiaste de la part du public. L’abondance de diapositives n’a pas permis de faire le tour complet de ce voyage d’exception, et une seconde séance est prévue pour l’hiver prochain, quand la lumière extérieure sera plus faible pour bien apprécier les diapos.
Moment très fort à la fin de la présentation, quand une membre de notre groupe a montré les photos de son propre voyage au Bhoutan dans les années 80. A quelque 20 ans de distance, les images sont étonnamment semblables.
20 ans ça se fête présente des photos de la soirée festive du 2 décembre 2023 marquant 20 ans de retraite. Outre des photos de la soirée elle-même, il y a des photos illustrant les activités importantes pratiquées durant cette période.