samedi 31 mars 2012

Séance du 13 mars 2012

Japon 2001 – De Tokyo à Hiroshima

Par Jean-Marc Meyer

(La présentation initiale programmée pour ce 13 mars, « Mexique et Guatemala » par Attilio Barenco, a dû être repoussée à une date ultérieure, l’auteur ayant malencontreusement endommagé son travail trois jours seulement avant la date prévue. C’est pourquoi la « présentation de secours » a été ressortie en catastrophe et est présentée en lieu et place de celle de M. Barenco)

En juin 2001 ont lieu à Chiba, près de Tokyo, deux congrès auquel l’auteur est allé assister. Avec un collègue suisse et son épouse, il part ensuite pour un bref voyage de découverte dont les points forts seront Tokyo, Kyoto, Hiroshima, Himeji et Nara. Difficile, en quatre jours, de faire beaucoup plus… Mais quand cette fois-ci était la troisième visite au Japon, il était possible de sélectionner quelques lieux à ne pas manquer et d’organiser un petit tour riche en histoire et en couleur locale.

Aller au Japon est un long voyage, et une escale à Singapour est une excellente manière de rompre le trajet et d’apprécier les multiples charmes de cette ville-état.

Makuhari (préfecture de Chiba), au nord-est de Tokyo, est une cité moderne où nombre d’entreprises importantes ont établi leurs quartiers et présentent leurs dernières nouveautés. Mais le vrai départ a lieu à Tokyo, avec une visite dans le quartier d’Asakusa, totalement détruit lors des bombardements incendiaires américains de mars 1945. Le grand temple d’Asakusa Kannon a retrouvé toute sa beauté. Le quartier de Ginza offre le visage habituel de l’intrication des voies de communication et des centres commerciaux créant une animation qui paraît frénétique. Départ en train à grande vitesse vers Kyoto, avec l’espoir vain de découvrir le mont Fuji, une nouvelle fois caché par les nuages.

Kyoto, ancienne capitale du Japon, recèle quelques-uns des plus beaux temples bouddhistes, shinto et zen : le Pavillon d’Or, le Pavillon d’Argent, le sanctuaire de Kiyomizu-Dera, dominant la ville, et celui, moins connu, de Daitoku-ji. Dans cette grande enceinte sacrée, ce n’est que découvertes successives de petits temples et de jardins secs de style zen, où la mer est simulée par un champ de sable très habilement ratissé et les îles par quelques blocs rocheux aux formes suggestives. La gare de Kyoto, ultramoderne, est l’œuvre de l’architecte Hiroshi Hara. Depuis le sommet du grand escalier roulant qui dessert les 11 étages du centre commercial attenant, la vue plongeante vers le hall central de la gare est tout simplement prodigieuse ! On y voit même exposé l’un des immenses chars du festival Gion Matsuri, avec ses multiples lanternes de papier, évocation impressionnante de la vitalité des traditions historiques de cette ville.

Le voyage à Hiroshima fut l’occasion de prendre la mesure de l’horreur de la destruction atomique de cette ville industrielle un certain matin du 6 août 1945. Les restes calcinés de l’ « Atomic Dome », ancien bâtiment préfectoral pour la promotion de l’industrie, dont la construction en béton a survécu à quelques centaines de mètres à peine du point zéro, sont un témoin effrayant de cette tragédie. L’Esplanade de la Paix incite à la réflexion et au recueillement, avec ses divers monuments du souvenir, alors que le Musée de la Paix permet de découvrir le calvaire des habitants et de comprendre quelque peu les effets de la bombe, par la découverte notamment de quelques objets de la vie courante marqués par le souffle et la chaleur de l’explosion.

Sur le chemin du retour, l’arrêt à Himeji pour visiter le grand Château du Héron Blanc sera une bouffée d’air frais bienvenue après les horreurs vues le matin à Hiroshima. Construit au XVIIème siècle et ayant miraculeusement survécu à tous les conflits, il est l’illustration parfaite de la science guerrière et défensive des seigneurs de l’époque. La visite des différentes terrasses, des allées protégées et la montée au sommet du grand donjon nous plongent littéralement dans le Japon des samouraïs et des shoguns. Il suffit de rêver un peu et l’on voit soudain les guerriers redoutables assurer la défense des portes, et le seigneur Ikeda Terumasa et sa cour régner depuis son trône dans la grande salle du donjon tout juste achevé en 1609...

Dernière visite : Nara, qui fut la capitale du Japon de 710 à 784, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Kyoto. Le Todai-ji (Grand Temple du Levant) comprend notamment le Daibutsuden, la plus grande structure en bois du monde ; il abrite une statue géante de Bouddha assis, en bronze, de 18 mètres de haut ! Les daims en liberté dans le parc sont protégés par la municipalité depuis le XVIe siècle. Cette nouvelle plongée dans le long passé du Japon a marqué la fin de ce trop bref voyage. Retour vers la Suisse dès le lendemain depuis Osaka et son aéroport de Kansai, construit sur la mer.




Les villes visitées: Makuhari - Tokyo - Kyoto - Hiroshima - Himeji - Kyoto - Nara - Osaka















Makuhari et son jardin japonais



















Tokyo - Le temple d'Asakusa-Kannon



















Tokyo - Le jardin du Palais Impérial




















Kyoto - Sanctuaire de Daitokuji, un jardin sec de la tradition zen


















Kyoto - Le Pavillon d'Or



















Hiroshima - L'Atomic Dome (ancien Bâtiment Préfectoral pour la Promotion de l'Industrie) à quelques centaines de mètres du point zéro de la première explosion atomique, 6 août 1945


















Hiroshima - Les traditionnelles souvenirs des enfants des écoles: des chaînes d'oiseaux en papier (origami)




















Himeji - Le Château du Héron Blanc (XVIIe siècle)























Himeji - Le donjon du Château du Héron Blanc





























Kyoto - Le temple de Kiyomizu-Dera qui domine la ville





















Kyoto - Le hall de la gare centrale (architecte Hiroshi Hara, 1999), avec un char du festival de Gion Matsuri



























Nara - Temple de Todai-ji: le Daibutsuden, la plus grande structure en bois du monde, abritant un Bouddha assis en bronze de 18 m de haut, datant de l'an 754

mercredi 29 février 2012

Séance du 14 février 2012

Nouvelle-Zélande : Auckland et Rotorua

Par Michael P. Brown

C’est à un voyage d’une dizaine de jours effectué aux antipodes, en novembre 2005, que nous convie Michael P. Brown. Aller jusqu’en Nouvelle-Zélande demande environ 30 heures de voyage – et une forte dose de bonne volonté. Les deux îles du Nord et du Sud se situent à plus de 2000 km de l’Australie : Auckland, la capitale de l’Ile du Nord se trouve à 4 heures de vol de Sydney, et à 14 heures de vol de Los Angeles.

La Nouvelle Zélande, ancien dominion britannique, est aujourd’hui indépendante mais maintient des liens étroits avec le Royaume-Uni et avec l’Australie, sa voisine la plus proche. Elle ne s’est peuplée de Polynésiens et de Maoris qu’à partir du XIVe siècle, son histoire est donc récente. Puis vinrent les Hollandais en 1642 et le Capitaine Cook en 1768. L’Ile du Nord est appelée an langage maori « Aotearoa », qui veut dire « Pays du Long Nuage Blanc ». C’est une terre riche en manifestations géothermiques, telles que geysers, sources chaudes et volcans, en activité ou momentanément éteints. L’Ile du Sud possède de grands glaciers et jouit d’un climat nettement plus froid. La population totale de Nouvelle-Zélande est d’un peu plus de 4 millions, dont environ 75 % sont d’origine européenne.

Rotorua, située à quelque 250 km au Sud-est d’Auckland, la capitale de l‘Ile du Nord, est une cité connue principalement pour ses sources chaudes et ses geysers : on en compte plus de 65. Le geyser nommé « Ecume du Prince de Galles » en est le plus fameux. Rotorua est aussi un centre culturel et religieux pour les Maoris, qui ont l’habitude de se réunir dans des « tikis », sortes de maisons communales. Dans les années 1880-1890, une station thermale s’est développée à Rotorua. Les magnifiques bâtiments de l’époque ont été soigneusement conservés et l’on y trouve un spa (Polynesian Spa) d’un très grand luxe. – Du fait de l’éloignement de la Nouvelle Zélande, une flore et une faune indigènes se sont développées et ont été préservées, comme les forêts de fougères, la fougère ayant d’ailleurs été choisie comme emblème national (Air New Zealand, équipe de rugby).

Taupo est au cœur d’une région volcanique et forme la limite occidentale de la « ceinture de feu » du Pacifique. Les éruptions volcaniques y sont peu fréquentes, mais très importantes. On y trouve par exemple la « Champagne Pool », un bassin d’eau de couleur rose d’une température de 73 à 75 °C. Le lac Taupo, le plus grand de Nouvelle-Zélande, s’est formé sur une caldera résultant de la gigantesque éruption d’un ancien « super volcan », il y a plus de 20'000 ans. Dans la région, on trouve aussi une station de ski dans un parc national, sur le Mont Ruapehu, à plus de 3000 m d’altitude. Le hic : cette station de ski est située sur un volcan, dont la dernière éruption, d’une durée de 6-7 mois, date de 1996 ! Cette région montagneuse fut le lieu de filmage de la plupart des extérieurs de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Le fleuve Waikato, qui donne son nom à cette région administrative, forme peu après sa sortie du lac Taupo de magnifiques chutes, auprès desquelles se situe un hôtel de grand luxe, Huka Lodge, halte privilégiée des voyageurs de marque, y compris la famille royale britannique.

Après ce parcours vers quelques lieux emblématiques de l’Ile du Nord, retour vers la capitale, Auckland. La ville s’étend sur une surface aussi grande que Londres, mais avec seulement 1/10 de la population londonienne. C’est la plus grande ville avec une population polynésienne. La Sky Tower est la signature de la ville, où il reste cependant quelques beaux vestiges urbains de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, un peu comme en Australie. Avec son Harbour Bridge, ses nombreux golfes autour desquels s’étend la ville, ses ferries, Auckland ferrait un peu penser à Sydney. En raison de la grande étendue de la ville pour une relativement faible population, le moyen de transport privilégié reste l’automobile. Il en va de même pour le tourisme : le meilleur moyen de visiter les deux îles est certainement la voiture, ou le camping car.

Après ce long aperçu de l’Ile du Nord, on ne peut qu’avoir le désir de parcourir plus longuement les deux Iles, pour y goûter le calme de leurs paysages et la liberté que confèrent leurs vastes espaces peu peuplés.



Nouvelle-Zélande: Ile du Nord, avec

Auckland
Rotorua
Lac Taupo
Mont Ruapehu















Rotorua: Geyser "Ecume du Prince de Galles"























Maori et tiki (maison communale)








































Rotorua: Station thermale créée à la fin du XIXème siècle




















Rotorua: le Polynesian Spa, avec un bassin d'eau à 41°C


















Zone volcanique du Lac Taupo: Champagne Pool, avec une eau à plus de 70°C





















Lac Taupo




















Station de ski à 3000 m d'altitude, sur le volcan du Mont Ruapehu, dont la dernière éruption date de 1996


















Mont Ruapehu



















Huka Lodge - un hôtel de grand luxe le long du fleuve Waikato

























Auckland: le port



















Quelques vestiges historiques (fin XIXe, début XXe siècle) dans les rues d'Auckland





mercredi 1 février 2012

Séance du 10 janvier 2012

Myanmar – Le pays des mille et une pagodes

Par Klaus et Rita Dellamaria

Effectué en avril 2002, ce voyage de trois semaines au pays des pagodes a donné lieu à un récit et des photos d’une grande variété. Comme à son habitude, le couple Dellamaria s’est lancé avec en poche seulement leurs billets d’avion et un bon guide de voyage. Toute l’organisation des déplacements s’est faite sur place, avec les moyens locaux. Un excellent moyen d’être proches de la population et de partager son mode de vie.

Ce qui frappe, c’est l’abondance et la variété des pagodes, dans des états variables, car certaines sont laissées en l’état, alors que les plus importantes font l’objet d’un entretien méticuleux. Alternance des crépis blancs et des feuilles d’or sur les toits des stupas, sur fond de ciel d’un bleu intense. Population aux vêtements colorés, hommes en jupe, femmes fumant de gros cigares verts, enfants travaillant avec les adultes, notamment dans les tissages de soie – une évocation vivante de ce pays perçu comme laborieux mais serein.

Le parcours s’est fait de la capitale de l’époque, Yangoon, vers le monastère de Kayktio, puis Bago, le Lac Inle, Mandalay, l’ancienne capitale, la descente d’une partie du grand fleuve Irrawady, et Pagan, où plus de 2000 pagodes de toutes tailles ponctuent une petite plaine.

Facilité de se déplacer dans cette partie du pays, même si les conditions de transport sont souvent archaïques, tant pour les bus, les taxis, ou les bateaux. Hôtels locaux simples mais accueillants, si différents de ceux des grandes chaînes internationales. Quelques éléments pittoresques ponctuent le récit, comme la montée au sanctuaire de Kayktio à dos d’homme, dans une hotte, ou en chaise à porteurs. Ou le Rocher d’Or de Kayktio, en équilibre au bord du gouffre mais retenu par un cheveu de Bouddha, et sur lequel les pèlerins placent leur offrande sous forme d’une feuille d’or. Ou encore, à Bago, le défilé des 900 moines qui chaque matin à 6 heures partent en procession à la recherche de leur nourriture, que les habitants leur fournissent sous forme de dons, en les remerciant de bien vouloir les accepter. Ou ces Bouddhas couchés, comme à la pagode Souleh de Yangoon (23 m de long), ou encore à la pagode Swemawdaw de Bago (55 m de long, sculpté il y a plus de 1000 ans et retrouvé que récemment).

Pour atteindre le Lac Inle, il a fallu prendre le train de nuit, puis un bus tombé en panne après seulement une heure de course et enfin un taxi. Mais la vue des pécheurs sur leur frêle esquif, activant leur longue pagaie avec le pied et jetant leur filet d’un geste ample, est la récompense du voyageur opiniâtre. Maisons sur pilotis, jardins flottants, monastères en bois de teck, forêt de petites pagodes à l’abandon et attendant le soutien de l’UNESCO pour leur restauration – autant de découvertes marquantes. La descente du fleuve Irrawady, la grande artère naturelle de la Birmanie, se fait sur un bateau aux ponts encombrés de familles et de paquets, dans un joyeux désordre. Mais l’arrivée à Pagan, sur une simple planche n vers la rive, en l’absence de quai, se fait au milieu des petits marchands dans l’eau jusqu’à la taille, qui offrent leur victuailles aux passagers affamés. Le site de Pagan est impressionnant : une véritable forêt de petites pagodes jaillissant des hautes herbes d’une petite plaine.

Des photos magnifiques, aux couleurs si intenses, et beaucoup de portraits de Birmans de tous âges et de toutes conditions. Une formidable invitation au voyage – mais qu’est devenu ce pays, dix ans après ?




Carte du parcours




















Pagodes à Yangoon



















Montée à la pagode de Kayktio à dos d'homme, dans une hotte


















Le Rocher d'Or de Kayktio, en équilibre, "retenu par un cheveu de Bouddha"


















Tissage de la soie à Bago




















6 heures. Défilé matinal des 900 moines de Bago, en route pour la quête de leur nourriture quotidienne












Pagode Swemadaw à Bago



















Taxi vers le Lac Inle




















Pêcheurs sur le Lac Inle



















Pagodes en attente de restauration près du Lac Inle



















Village sur pilotis et jardins flottants du Lac Inle



















A Mandalay, l'ancienne capitale de la Birmanie



















Battage de l'or pour la fabrication des feuilles d'or



















Le long du fleuve Irrawady






















Pagan - le moyen de transport des jeunes


















Une vue de Pagan et de ses nombreuse pagodes

mardi 20 décembre 2011

Séance du 13 décembre 2011

Le Nord-ouest américain
par Jean-Marc Meyer

Pendant plus de trois semaines, en septembre 2000, voyage à quatre avec un premier arrêt-visite à Chicago, puis vol vers Salt Lake City. La capitale des mormons sera le départ d’un périple en voiture de quelque 5000 km (et non pas 3000 km comme estimé à tour lors de la présentation), vers le nord avec le parc national de Yellowstone, ses geysers et sa faune sauvage, puis, à travers l’Etat du Montana, vers le Canada, en Alberta d’abord. Les beautés d’une nature très souvent inaltérée seront l’élément principal de nos découvertes, mais il faut citer aussi quelques éléments d’histoire d’un grand intérêt, comme Buffalo Jump en Alberta, où les Indiens entraînaient des troupeaux de bisons vers un chute mortelle en bas d’une falaise pour en recueillir viande et peaux, ou le parc provincial de Dinosaur, où furent découverts tant de squelettes de dinosaures. De Calgary, entrée ensuite dans les Rocheuses Canadiennes, par les parcs nationaux de Banff et de Jasper. Lacs où se reflètent les sommets rocheux ou encore enneigés, glaciers le long de la Icefields Parkway, cascades, rivières impétueuses, forêts intacts : c’est là encore la nature qui prime et s’offre en spectacle.

Jasper est un carrefour routier et ferroviaire important, même si la ville n’est qu’une modeste bourgade. Abandonnant les grandes vallées qui furent notre voie le long des Rocheuses Canadiennes, nous obliquons vers le sud-ouest pour piquer vers Vancouver. En deux jours, nous passerons de l’Alberta à la Colombie Britannique, des montagnes vierges au centre économique et puissant. Logé au fond du détroit de Géorgie, le port de Vancouver accueille tout le trafic maritime, tant de fret que de croisière. Une inoubliable ballade en hydravion nous emmènera brièvement vers les nombreux fjords qui parsèment la côte et les minuscules communautés de pêcheurs et de bucherons. Un gros ferry nous permet de traverser vers Victoria, la capitale de la Colombie Britannique, sur l’Ile de Vancouver. Atmosphère très britannique. Un nouveau ferry nous conduit ensuite vers Port Angeles, point d’entrée vers les Etats-Unis, dans l’Etat de Washington, au pied de l’imposant Parc National Olympia, quasi impénétrable pour les voitures. Quelques kilomètres encore et c’est le Pacifique, avec son puissant ressac, ses plages sauvages et vierges. L’embouchure de la Columbia marque la limite avec l’Etat de l’Oregon. C’est là aussi que s’est achevée, en 1805, la première traversée du territoire américain par la petite troupe de Lewis et Clark. Nous visiterons la reconstruction de leur point d’hivernage, Fort Clatsop. En remontant le long de la Columbia, nous quitterons ensuite l’Oregon pour nous diriger vers Seattle, dans l’Etat de Washington, but ultime de notre long périple.
Ces régions se visitent très facilement, si l’on s’en tient aux grandes routes très sûres et confortables.

On y trouve facilement logements et restaurants, mais les distances sont grandes entre eux, et en haute saison, il est impératif de réserver son logement, sous peine de devoir coucher dans sa voiture. L’immensité des espaces dilue la circulation, mais les attractions concentrent soudain les touristes ; il faut donc savoir s’arrêter aussi en dehors des « spots » incontournables pour profiter seuls (ou presque) de la beauté de cette nature sauvage. Etant situées plus au nord, ces régions sont nettement plus tempérées que les grands parcs de l’Arizona et de l’Utah (Arches, Canyonlands, Grand Canyon, Bryce Canyon, etc.) et le voyage n’en est que plus agréable.

Deux livres qui offrent un regard très direct sur les Américains, découverts au cours de longues pérégrinations en camper ou à pied :
John Steinbeck : « Travels with Charley », 1962
Peter Jenkins: “A Walk Across America”, 1979.



Le parcours terrestre: environ 5000 km, aux Etats-Unis et au Canada































Parc National de Yellowstone (Wyoming): le bassin de geisers de West Thumb















Parc National de Yellowstone: Hayden Valley














Buffalo Jump, Alberta (Canada): l'entrée du musée
















Dinosaur Provincial Park, Brooks, Alberta











Lake Minnewanka, Parc national de Banff, Rocheuses Canadiennes















Hector Lake, sur Icefields Parkway, Rocheuses Canadiennes

















Peyto Lake, Parc national de Banff, Rocheuses Canadiennes














Chutes de l'Athabasca, Parc national de Banff, Rocheuses canadiennes




























Spirit Island, Maligne Lake, Parc national Jasper, Rocheuses canadiennes














Canada Harbour Place, Vancouver, Colombie Britannique












Région de Vancouver, excursion en hydravion















Victoria, capitale de la Colombie Britannique













Lake Crescent, Parc national Olympia, Washington, USA















Fort Clatsop, à l'embouchure de la Columbia River, point d'hivernage de l'expédition de Lewis et Clarke en 1805











Seattle, dernière étape du voyage.