mardi 1 mai 2012

Séance du 17 avril 2012


Le monde médiéval des Pyrénées orientales

Par Charly Meyer et René Zwahlen

Dans un voyage d’une quinzaine de jours en juin 2011, en minibus au départ de Genève, les deux présentateurs ont parcouru quelques-uns des sites les plus représentatifs de l’art médiéval à cheval sur les Pyrénées orientales, en France (Roussillon) et en Espagne (Catalogne). Au Xème siècle, cette région n’est encore que catalane, la frontière actuelle n’existe pas. Les constructions sont d’inspiration romane et, dès que l’on se trouve sur le versant sud des Pyrénées, avec de fortes influences arabes (style mozarabe). Les églises, parfois fortifiées, sont construites sur des emplacements élevés, avec des moyens primitifs, d’une architecture très simple qui aujourd’hui nous les font paraître d’une grande beauté. A Narbonne, la cathédrale du XIIIe s. est influencée par l’architecture nordique, avec ses piliers de plus de 40 m. Mais dès que l’on s’enfonce dans les terres et les vallées, le style roman plus ancien domine, comme à Saint Martin du Canigou ou à Saint Michel de Cuxa, avec leur forte tour carrée au sommet crénelé. Plus haut dans la montagne, la forteresse de Mont-Louis, édifiée par Vauban en XVIIe s., représente l’un des très beaux exemples de cette architecture militaire dont Vauban a doté la France entière pour le bénéfice de son souverain Louis XIV. De là, il faut passer la frontière et atteindre Puigcerda, l’une des quelques portes d’entrée naturelles à travers les Pyrénées, jolie ville ancienne qui a conservé tout son charme. Plus loin dans la vallée, à La Seu d’Urgell, on découvre une remarquable église du XIIe s. de pur style catalan mais avec néanmoins quelques influences lombardes, comme les bandes colorées sur la tour. Les chapiteaux de ces églises racontent tous une histoire, c’est le moyen de l’époque de transmettre aux fidèles les récits bibliques. Des adjonctions plus tardives (autels baroques, sculptures) transforment ces églises au cours des siècles, mais la plupart du temps ces mélanges sont parfaitement réussis.

A Lleida, la tour octogonale de la cathédrale du XIVe s. montre clairement comment s’est étendue l’influence gothique. Les arcs brisés du cloître accompagnent cette mutation. La « reconquista » (reconquête des territoires musulmans de la péninsule ibérique par les rois chrétiens, entre 718 et 1492) impose un renforcement des établissements chrétiens en terres ibériques. Les monastères sont souvent couplés avec des enceintes fortifiées, comme par exemple à Alquezar, qui est miraculeusement resté intact depuis le moyen-âge : église fortifiée dominant un bourg médiéval, ou encore le monastère du Monte Aragon, dont une partie est malheureusement détruite mais reste néanmoins imposante.

A Huesca, la cathédrale achevée en 1515 présente un curieux auvent de type aragonais sur une façade de style gothique lévantin. Le rétable en albâtre sculpté est l’œuvre de Daniel Forment, un artiste de Valence du XVIe s. dont les réalisations exubérantes se retrouvent dans plusieurs églises de la région. Au nord de Huesca, hors des grands axes d’aujourd’hui, se dresse le Castello de Loarre : ancien monastère augustinien, ancien palais royal, il établit une avancée chrétienne en terres musulmanes dès le XIe s., imposante sur son éperon rocheux à plus de 1000 m d’altitude. A peu de distance, Agüero joue le même rôle d’avancée chrétienne, et la petite église de Santiago Agüero, de pur style roman, possède trois nefs et trois absides.
Saragosse, ancienne cité maure égale à Cordoue, est reconquise par Alphonse Ier, roi d’Aragon et de Navarre, qui établira des relations apaisées avec les musulmans, gardant notamment les maçons maures à l’origine du style mudéjar. La grande Plaza del Pilar est spectaculaire, avec l’église de Notre-Dame-du-Pilier, baroque, et le bâtiment de style renaissance de la Bourse. Le Palais Aljaferia, ancien palais des rois maures, est situé en dehors de ville, selon la tradition ommeyade. La décoration et le style des salles sont d’une grande beauté.

La route des découvertes se termine avec la visite du Monastère de Poblet, entre Saragosse et Barcelone. Abbaye cistercienne du XIIe s. parmi les plus grandes et les plus achevées, elle est résidence royale fortifiée et aussi le panthéon des rois d’Aragon. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991. La fontaine de son cloître est particulièrement belle.


Saint-Martin du Canigou
Saint Michel de Cuxa
Forteresse de Mont-Louis

Seu de Urgell
Cathédrale de Lleida - La tour octogonale

Cloître de la cathédrale de Lleida

Alquezar


Eglise fortifiée d'Alquezar

Monastero de Monte Aragon


Cathédrale de Huesca

Castillo de Loarre

Saragosse - Plaza del Pilar

Saragosse - Palais Aljaferia

Saragosse - Palais Aljaferia

Monastère Santa Maria de Poblet

Poblet - Fontaine du cloître





samedi 31 mars 2012

Séance du 13 mars 2012

Japon 2001 – De Tokyo à Hiroshima

Par Jean-Marc Meyer

(La présentation initiale programmée pour ce 13 mars, « Mexique et Guatemala » par Attilio Barenco, a dû être repoussée à une date ultérieure, l’auteur ayant malencontreusement endommagé son travail trois jours seulement avant la date prévue. C’est pourquoi la « présentation de secours » a été ressortie en catastrophe et est présentée en lieu et place de celle de M. Barenco)

En juin 2001 ont lieu à Chiba, près de Tokyo, deux congrès auquel l’auteur est allé assister. Avec un collègue suisse et son épouse, il part ensuite pour un bref voyage de découverte dont les points forts seront Tokyo, Kyoto, Hiroshima, Himeji et Nara. Difficile, en quatre jours, de faire beaucoup plus… Mais quand cette fois-ci était la troisième visite au Japon, il était possible de sélectionner quelques lieux à ne pas manquer et d’organiser un petit tour riche en histoire et en couleur locale.

Aller au Japon est un long voyage, et une escale à Singapour est une excellente manière de rompre le trajet et d’apprécier les multiples charmes de cette ville-état.

Makuhari (préfecture de Chiba), au nord-est de Tokyo, est une cité moderne où nombre d’entreprises importantes ont établi leurs quartiers et présentent leurs dernières nouveautés. Mais le vrai départ a lieu à Tokyo, avec une visite dans le quartier d’Asakusa, totalement détruit lors des bombardements incendiaires américains de mars 1945. Le grand temple d’Asakusa Kannon a retrouvé toute sa beauté. Le quartier de Ginza offre le visage habituel de l’intrication des voies de communication et des centres commerciaux créant une animation qui paraît frénétique. Départ en train à grande vitesse vers Kyoto, avec l’espoir vain de découvrir le mont Fuji, une nouvelle fois caché par les nuages.

Kyoto, ancienne capitale du Japon, recèle quelques-uns des plus beaux temples bouddhistes, shinto et zen : le Pavillon d’Or, le Pavillon d’Argent, le sanctuaire de Kiyomizu-Dera, dominant la ville, et celui, moins connu, de Daitoku-ji. Dans cette grande enceinte sacrée, ce n’est que découvertes successives de petits temples et de jardins secs de style zen, où la mer est simulée par un champ de sable très habilement ratissé et les îles par quelques blocs rocheux aux formes suggestives. La gare de Kyoto, ultramoderne, est l’œuvre de l’architecte Hiroshi Hara. Depuis le sommet du grand escalier roulant qui dessert les 11 étages du centre commercial attenant, la vue plongeante vers le hall central de la gare est tout simplement prodigieuse ! On y voit même exposé l’un des immenses chars du festival Gion Matsuri, avec ses multiples lanternes de papier, évocation impressionnante de la vitalité des traditions historiques de cette ville.

Le voyage à Hiroshima fut l’occasion de prendre la mesure de l’horreur de la destruction atomique de cette ville industrielle un certain matin du 6 août 1945. Les restes calcinés de l’ « Atomic Dome », ancien bâtiment préfectoral pour la promotion de l’industrie, dont la construction en béton a survécu à quelques centaines de mètres à peine du point zéro, sont un témoin effrayant de cette tragédie. L’Esplanade de la Paix incite à la réflexion et au recueillement, avec ses divers monuments du souvenir, alors que le Musée de la Paix permet de découvrir le calvaire des habitants et de comprendre quelque peu les effets de la bombe, par la découverte notamment de quelques objets de la vie courante marqués par le souffle et la chaleur de l’explosion.

Sur le chemin du retour, l’arrêt à Himeji pour visiter le grand Château du Héron Blanc sera une bouffée d’air frais bienvenue après les horreurs vues le matin à Hiroshima. Construit au XVIIème siècle et ayant miraculeusement survécu à tous les conflits, il est l’illustration parfaite de la science guerrière et défensive des seigneurs de l’époque. La visite des différentes terrasses, des allées protégées et la montée au sommet du grand donjon nous plongent littéralement dans le Japon des samouraïs et des shoguns. Il suffit de rêver un peu et l’on voit soudain les guerriers redoutables assurer la défense des portes, et le seigneur Ikeda Terumasa et sa cour régner depuis son trône dans la grande salle du donjon tout juste achevé en 1609...

Dernière visite : Nara, qui fut la capitale du Japon de 710 à 784, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Kyoto. Le Todai-ji (Grand Temple du Levant) comprend notamment le Daibutsuden, la plus grande structure en bois du monde ; il abrite une statue géante de Bouddha assis, en bronze, de 18 mètres de haut ! Les daims en liberté dans le parc sont protégés par la municipalité depuis le XVIe siècle. Cette nouvelle plongée dans le long passé du Japon a marqué la fin de ce trop bref voyage. Retour vers la Suisse dès le lendemain depuis Osaka et son aéroport de Kansai, construit sur la mer.




Les villes visitées: Makuhari - Tokyo - Kyoto - Hiroshima - Himeji - Kyoto - Nara - Osaka















Makuhari et son jardin japonais



















Tokyo - Le temple d'Asakusa-Kannon



















Tokyo - Le jardin du Palais Impérial




















Kyoto - Sanctuaire de Daitokuji, un jardin sec de la tradition zen


















Kyoto - Le Pavillon d'Or



















Hiroshima - L'Atomic Dome (ancien Bâtiment Préfectoral pour la Promotion de l'Industrie) à quelques centaines de mètres du point zéro de la première explosion atomique, 6 août 1945


















Hiroshima - Les traditionnelles souvenirs des enfants des écoles: des chaînes d'oiseaux en papier (origami)




















Himeji - Le Château du Héron Blanc (XVIIe siècle)























Himeji - Le donjon du Château du Héron Blanc





























Kyoto - Le temple de Kiyomizu-Dera qui domine la ville





















Kyoto - Le hall de la gare centrale (architecte Hiroshi Hara, 1999), avec un char du festival de Gion Matsuri



























Nara - Temple de Todai-ji: le Daibutsuden, la plus grande structure en bois du monde, abritant un Bouddha assis en bronze de 18 m de haut, datant de l'an 754

mercredi 29 février 2012

Séance du 14 février 2012

Nouvelle-Zélande : Auckland et Rotorua

Par Michael P. Brown

C’est à un voyage d’une dizaine de jours effectué aux antipodes, en novembre 2005, que nous convie Michael P. Brown. Aller jusqu’en Nouvelle-Zélande demande environ 30 heures de voyage – et une forte dose de bonne volonté. Les deux îles du Nord et du Sud se situent à plus de 2000 km de l’Australie : Auckland, la capitale de l’Ile du Nord se trouve à 4 heures de vol de Sydney, et à 14 heures de vol de Los Angeles.

La Nouvelle Zélande, ancien dominion britannique, est aujourd’hui indépendante mais maintient des liens étroits avec le Royaume-Uni et avec l’Australie, sa voisine la plus proche. Elle ne s’est peuplée de Polynésiens et de Maoris qu’à partir du XIVe siècle, son histoire est donc récente. Puis vinrent les Hollandais en 1642 et le Capitaine Cook en 1768. L’Ile du Nord est appelée an langage maori « Aotearoa », qui veut dire « Pays du Long Nuage Blanc ». C’est une terre riche en manifestations géothermiques, telles que geysers, sources chaudes et volcans, en activité ou momentanément éteints. L’Ile du Sud possède de grands glaciers et jouit d’un climat nettement plus froid. La population totale de Nouvelle-Zélande est d’un peu plus de 4 millions, dont environ 75 % sont d’origine européenne.

Rotorua, située à quelque 250 km au Sud-est d’Auckland, la capitale de l‘Ile du Nord, est une cité connue principalement pour ses sources chaudes et ses geysers : on en compte plus de 65. Le geyser nommé « Ecume du Prince de Galles » en est le plus fameux. Rotorua est aussi un centre culturel et religieux pour les Maoris, qui ont l’habitude de se réunir dans des « tikis », sortes de maisons communales. Dans les années 1880-1890, une station thermale s’est développée à Rotorua. Les magnifiques bâtiments de l’époque ont été soigneusement conservés et l’on y trouve un spa (Polynesian Spa) d’un très grand luxe. – Du fait de l’éloignement de la Nouvelle Zélande, une flore et une faune indigènes se sont développées et ont été préservées, comme les forêts de fougères, la fougère ayant d’ailleurs été choisie comme emblème national (Air New Zealand, équipe de rugby).

Taupo est au cœur d’une région volcanique et forme la limite occidentale de la « ceinture de feu » du Pacifique. Les éruptions volcaniques y sont peu fréquentes, mais très importantes. On y trouve par exemple la « Champagne Pool », un bassin d’eau de couleur rose d’une température de 73 à 75 °C. Le lac Taupo, le plus grand de Nouvelle-Zélande, s’est formé sur une caldera résultant de la gigantesque éruption d’un ancien « super volcan », il y a plus de 20'000 ans. Dans la région, on trouve aussi une station de ski dans un parc national, sur le Mont Ruapehu, à plus de 3000 m d’altitude. Le hic : cette station de ski est située sur un volcan, dont la dernière éruption, d’une durée de 6-7 mois, date de 1996 ! Cette région montagneuse fut le lieu de filmage de la plupart des extérieurs de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Le fleuve Waikato, qui donne son nom à cette région administrative, forme peu après sa sortie du lac Taupo de magnifiques chutes, auprès desquelles se situe un hôtel de grand luxe, Huka Lodge, halte privilégiée des voyageurs de marque, y compris la famille royale britannique.

Après ce parcours vers quelques lieux emblématiques de l’Ile du Nord, retour vers la capitale, Auckland. La ville s’étend sur une surface aussi grande que Londres, mais avec seulement 1/10 de la population londonienne. C’est la plus grande ville avec une population polynésienne. La Sky Tower est la signature de la ville, où il reste cependant quelques beaux vestiges urbains de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, un peu comme en Australie. Avec son Harbour Bridge, ses nombreux golfes autour desquels s’étend la ville, ses ferries, Auckland ferrait un peu penser à Sydney. En raison de la grande étendue de la ville pour une relativement faible population, le moyen de transport privilégié reste l’automobile. Il en va de même pour le tourisme : le meilleur moyen de visiter les deux îles est certainement la voiture, ou le camping car.

Après ce long aperçu de l’Ile du Nord, on ne peut qu’avoir le désir de parcourir plus longuement les deux Iles, pour y goûter le calme de leurs paysages et la liberté que confèrent leurs vastes espaces peu peuplés.



Nouvelle-Zélande: Ile du Nord, avec

Auckland
Rotorua
Lac Taupo
Mont Ruapehu















Rotorua: Geyser "Ecume du Prince de Galles"























Maori et tiki (maison communale)








































Rotorua: Station thermale créée à la fin du XIXème siècle




















Rotorua: le Polynesian Spa, avec un bassin d'eau à 41°C


















Zone volcanique du Lac Taupo: Champagne Pool, avec une eau à plus de 70°C





















Lac Taupo




















Station de ski à 3000 m d'altitude, sur le volcan du Mont Ruapehu, dont la dernière éruption date de 1996


















Mont Ruapehu



















Huka Lodge - un hôtel de grand luxe le long du fleuve Waikato

























Auckland: le port



















Quelques vestiges historiques (fin XIXe, début XXe siècle) dans les rues d'Auckland





mercredi 1 février 2012

Séance du 10 janvier 2012

Myanmar – Le pays des mille et une pagodes

Par Klaus et Rita Dellamaria

Effectué en avril 2002, ce voyage de trois semaines au pays des pagodes a donné lieu à un récit et des photos d’une grande variété. Comme à son habitude, le couple Dellamaria s’est lancé avec en poche seulement leurs billets d’avion et un bon guide de voyage. Toute l’organisation des déplacements s’est faite sur place, avec les moyens locaux. Un excellent moyen d’être proches de la population et de partager son mode de vie.

Ce qui frappe, c’est l’abondance et la variété des pagodes, dans des états variables, car certaines sont laissées en l’état, alors que les plus importantes font l’objet d’un entretien méticuleux. Alternance des crépis blancs et des feuilles d’or sur les toits des stupas, sur fond de ciel d’un bleu intense. Population aux vêtements colorés, hommes en jupe, femmes fumant de gros cigares verts, enfants travaillant avec les adultes, notamment dans les tissages de soie – une évocation vivante de ce pays perçu comme laborieux mais serein.

Le parcours s’est fait de la capitale de l’époque, Yangoon, vers le monastère de Kayktio, puis Bago, le Lac Inle, Mandalay, l’ancienne capitale, la descente d’une partie du grand fleuve Irrawady, et Pagan, où plus de 2000 pagodes de toutes tailles ponctuent une petite plaine.

Facilité de se déplacer dans cette partie du pays, même si les conditions de transport sont souvent archaïques, tant pour les bus, les taxis, ou les bateaux. Hôtels locaux simples mais accueillants, si différents de ceux des grandes chaînes internationales. Quelques éléments pittoresques ponctuent le récit, comme la montée au sanctuaire de Kayktio à dos d’homme, dans une hotte, ou en chaise à porteurs. Ou le Rocher d’Or de Kayktio, en équilibre au bord du gouffre mais retenu par un cheveu de Bouddha, et sur lequel les pèlerins placent leur offrande sous forme d’une feuille d’or. Ou encore, à Bago, le défilé des 900 moines qui chaque matin à 6 heures partent en procession à la recherche de leur nourriture, que les habitants leur fournissent sous forme de dons, en les remerciant de bien vouloir les accepter. Ou ces Bouddhas couchés, comme à la pagode Souleh de Yangoon (23 m de long), ou encore à la pagode Swemawdaw de Bago (55 m de long, sculpté il y a plus de 1000 ans et retrouvé que récemment).

Pour atteindre le Lac Inle, il a fallu prendre le train de nuit, puis un bus tombé en panne après seulement une heure de course et enfin un taxi. Mais la vue des pécheurs sur leur frêle esquif, activant leur longue pagaie avec le pied et jetant leur filet d’un geste ample, est la récompense du voyageur opiniâtre. Maisons sur pilotis, jardins flottants, monastères en bois de teck, forêt de petites pagodes à l’abandon et attendant le soutien de l’UNESCO pour leur restauration – autant de découvertes marquantes. La descente du fleuve Irrawady, la grande artère naturelle de la Birmanie, se fait sur un bateau aux ponts encombrés de familles et de paquets, dans un joyeux désordre. Mais l’arrivée à Pagan, sur une simple planche n vers la rive, en l’absence de quai, se fait au milieu des petits marchands dans l’eau jusqu’à la taille, qui offrent leur victuailles aux passagers affamés. Le site de Pagan est impressionnant : une véritable forêt de petites pagodes jaillissant des hautes herbes d’une petite plaine.

Des photos magnifiques, aux couleurs si intenses, et beaucoup de portraits de Birmans de tous âges et de toutes conditions. Une formidable invitation au voyage – mais qu’est devenu ce pays, dix ans après ?




Carte du parcours




















Pagodes à Yangoon



















Montée à la pagode de Kayktio à dos d'homme, dans une hotte


















Le Rocher d'Or de Kayktio, en équilibre, "retenu par un cheveu de Bouddha"


















Tissage de la soie à Bago




















6 heures. Défilé matinal des 900 moines de Bago, en route pour la quête de leur nourriture quotidienne












Pagode Swemadaw à Bago



















Taxi vers le Lac Inle




















Pêcheurs sur le Lac Inle



















Pagodes en attente de restauration près du Lac Inle



















Village sur pilotis et jardins flottants du Lac Inle



















A Mandalay, l'ancienne capitale de la Birmanie



















Battage de l'or pour la fabrication des feuilles d'or



















Le long du fleuve Irrawady






















Pagan - le moyen de transport des jeunes


















Une vue de Pagan et de ses nombreuse pagodes